Chapitre dix-sept: Une presse à tortillas maison
La première fois que je me suis retrouvée avec le livre de Laurange dans les mains la première chose que j’ai faite (après avoir pillé Mexic and co) c’est de me ruer sur la farine de mais nixtamalisée afin de réaliser de sacro saintes tortillas dans l’idée d’en faire de somptueux to TO pos . Seulement dans ma précipitation gloutonnesque je n’ai lu que les trois quarts de la recette (mettre de l’eau dans la farine et faire des boules avec) faisant totalement abstraction de l’absence de presse à tortillas dans mon humble demeure… Ben oui des tortillas c’est plat. Ca paraît évident dit comme ça et je vous assure que ça l’est encore plus les pattes engluées dans de la farine granuleuse à 2h du matin je me suis tout à coup sentie très bête. Vous allez me dire, mais Lucie, réflexe rouleau à pâtisserie voyons! Avez vous déjà mangé des tortillas épaisses comme des pneus? Moi si celle roulée sous les aisselles ça s’appelle doubitchouk au rouleau… Oui parce que je suis têtue vous comprenez, donc j’ai fais comme si de rien était sur le moment. Soyons francs.. C’était franchement pas bon. Donc pour la deuxième, je me suis munie (à mettre dans l’ordre sur le plan de travail:
- de ma planche à découper recouverte pour l’occasion d’un habit
- de cellophane saupoudré
- de farine sur laquelle on dépose la boule de pâte renégate avant de l’écraser allègrement avec
- mon plat à tarte tatin (n’importe quel plat fera l’affaire du moment qu’il est anti adhésif et fariné également)
- ,de trois gros dictionnaires (un d’anglais, un des synonymes et un étymologique pour moi mais ça devrait marcher avec n’importe quel objet lourd.) et enfin
- de toute la hargne possible.
Là, c’est le moment crucial où la pâte décide d’un dernier sursaut de résistance en se collant opiniâtrement sur le plat antiadhésif : qu’à cela ne tienne, dégainez spatule à crêpe et décollez là directement au dessus de la poêle chaude. Elle ne devrait plus pouvoir s’échapper.


















avril 5th, 2010 at 17 h 30 min
C’est bien de le prendre avec humour, moi dans le genre rebelle c’était les macarons qui m’avaient donné du fil à retordre (j’avais d’ailleurs appelé l’article de mon blog le périple des macarons au chocolat c’est dire !
Bises,
Audrey
avril 5th, 2010 at 18 h 55 min
Merci du commentaire : D j’en ai moi même connu des soucis dans mes débuts macarons, mais tu as vu c’est en forgeant que l’on devient Pierre Hermé : D